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Numéro La Revue des Sciences de Gestion, Direction et Gestion
Numéro 237-238, mai-août 2009
Innovations managériales
Page(s) 1 - 4
DOI http://dx.doi.org/10.1051/larsg/2009025
Publié en ligne 30 Septembre 2009

La Revue des Sciences de Gestion, Direction et Gestion n° 237-238, p. 1 - Éditorial
DOI: 10.1051/larsg/2009025

Le Pape et le gestionnaire. Pourquoi il faut lire l'encyclique Caritas in veritate (Avant-propos par Philippe Naszályi, Directeur de la rédaction de La RSG)

Pierre-Yves Gomez
Professeur de stratégie, Ecole de Management – EM LYON, Directeur de l'Institut français de gouvernement des entreprises


Publié en ligne le 30 septembre 2009


« Par ces temps de disette intellectuelle, on ne peut manquer de saluer un effort si remarquable », sont les termes par lesquels, fort justement Pierre-Yves GOMEZ, que j'ai sollicité pour le rédiger, termine l'éditorial de ce numéro double de l'été 2009, intitulé « Le Pape et le gestionnaire. Pourquoi il faut lire l'encyclique Caritas in veritate ». En effet, quelle plus belle introduction au dossier constitué de 19 articles sur les « innovations managériales » que de demander au Directeur de l'Institut français de gouvernement des entreprises, de nous ouvrir à une réflexion plus profonde et, comme toujours dans notre revue, bien au-delà des schémas étriqués de la pensée à la mode. Dans l'éditorial du dernier numéro de 2008, « Consumatum est », nous placions comme première finalité de cette année 2009, « une vaste réflexion managériale » pour replacer l'économie et la gestion dans une perspective intellectuelle re-créatrice. Parler de « Caritas in veritate », comme le fait, Pierre-Yves GOMEZ, va au-delà de mes espérances initiales et je ne peux que l'en remercier tout particulièrement. Comme notre éditorialiste l'écrit, l'encyclique du pape Benoît XVI, reprend « ce réalisme chrétien (qui) sera sans doute particulièrement apprécié des gestionnaires qui savent combien l'action humaine et sa gestion ne peuvent se réduire à des recettes idéologiques fixant soit à l'Etat, soit au marché, soit même à l'entreprise un rôle exclusif ». Elle place aux oubliettes de l'Histoire, la célèbre formule de Joseph Staline : « Le Pape combien de divisions ? » et donne toute son actualité au plaidoyer du Président américain Barack Obama, en Afrique sur « le leader-ship moral qui est plus puissant que n'importe quelle arme » en reprenant l'idée d'un des plus grands connaisseurs en la matière, Napoléon qui, devant la ténacité du chétif Pie VII reconnaissait qu'« Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : (et qu'à) à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit »



« In these times of intellectual austerity, there cannot be enough praise for such remarkable effort. » These were the words, justly used by Pierre-Yves GOMEZ, whom I had asked to write, ending the editorial for the summer 2009 double edition, entitled « The Pope and the Administrator : Why you should read the encyclical letter Caritas in veritate ». In fact, what more beautiful introduction could there be to the dossier of 19 articles on « managerial innovations » than to ask the Director of the Institut français de gouvernement des enterprises (French Institute of Corporate Governance) to open us up to deeper reflection and, as always in our review, reflection beyond the narrow path of popular thinking. In the editorial of the last edition of 2008, « Consumatum est », we made it our first resolution of 2009 to undertake « widespread managerial reflection » to bring economy and management back to the forefront of re-creative intellectual perspectives. Referring to « Caritas in veritate », as Pierre-Yves GOMEZ does, far exceeded my initial expectations and I can only give him my most sincere thanks. As our editorialist wrote, the encyclical letter of Pope Benedict XVI, recaptures « this Christian realism (which) will without doubt be particularly appreciated by administrators who know that human activity and its management cannot be reduced to ideological formulae that give either State, or market, or even business an exclusive role. » It banishes to the history books, Joseph Staline's famous expression : « The Pope ? How many divisions has he got ? » and gives all the more relevance to the American President's speech in Africa on « moral leadership which is more powerful than any weapon » by taking up the idea of one of the greatest experts in the field : Napoléon. When faced with the tenacity of Pope Pious VII, Napoléon recognised that « There are only two forces in the world, the sword and the spirit : (and) in the long run, the sword will always be conquered by the spirit. »



« En estos tiempos de hambruna intelectual, no se puede dejar de aplaudir un esfuerzo tan notable », estas son las palabras con las que muy justamente Pierre-Yves GOMEZ, a quien he pedido que lo redactara, acaba el editorial de este número doble del verano 2009, titulado « El Papa y el gestor. Por qué hay que leer la encíclica Caritas in veritate ». En efecto, qué mejor introducción al dossier formado por 19 artículos relativos a las « innovaciones gerenciales » que pedirle al Director del ‘Institut français de gouvernement des entreprises' (Instituto francés de gobierno de las empresas) que nos abriera a una reflexión más profunda y, como siempre en nuestra revista, mucho más allá de los esquemas reducidos del pensamiento de moda. En el editorial del último número de 2008, « Consumatum est », exponíamos como primera finalidad para este año 2009 « una amplia reflexión gerencial » para recolocar la economía y la gestión en una perspectiva intelectual re-creadora. Hablar de « Caritas in veritate », como lo hace Pierre-Yves GOMEZ, va más allá de mis esperanzas iniciales y, yo, sólo puedo darle las gracias de forma muy particular. Tal y como lo escribe nuestra editorialista, la encíclica del Papa Benedicto XVI retoma « ese realismo cristiano (que) será sin duda especialmente apreciado por parte de los gestores que saben hasta qué punto la acción humana y su gestión no pueden limitarse a unas recetas ideológicas que confieren ya sea al Estado, ya al mercado e incluso hasta a la empresa, un papel exclusivo ». Pues la misma coloca en los olvidos de la Historia la célebre fórmula de José Stalin : « ¿Cuántas divisiones tiene el Papa ? » y devuelve toda su actualidad a la defensa hecha por el presidente norteamericano Barack Obama, en África al decir que « el liderazgo moral es más poderoso que cualquier arma », retomando la idea de uno de los mayores conocedores en la materia : Napoleón, quien ante la tenacidad del débil Pío VII reconocía que « No hay más que dos poderes en el mundo, el sable y el espíritu : (y que) a la larga, el sable siempre es vencido por el espíritu »



© La revue des Sciences de Gestion, direction et gestion des entreprises, la revue "Direction et gestion" des entreprises 2009

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