DOI: 10.1051/larsg/2009025
Le Pape et le gestionnaire. Pourquoi il faut lire l'encyclique Caritas in veritate (Avant-propos par Philippe Naszályi, Directeur de la rédaction de La RSG)
Pierre-Yves GomezProfesseur de stratégie, Ecole de Management – EM LYON, Directeur de l'Institut français de gouvernement des entreprises
Publié en ligne le 30 septembre 2009
« Par ces temps de disette intellectuelle, on ne peut manquer de saluer un effort
si remarquable », sont les termes par lesquels, fort justement Pierre-Yves GOMEZ,
que j'ai sollicité pour le rédiger, termine l'éditorial de ce numéro double de l'été
2009, intitulé « Le Pape et le gestionnaire. Pourquoi il faut lire l'encyclique Caritas
in veritate ». En effet, quelle plus belle introduction au dossier constitué de 19
articles sur les « innovations managériales » que de demander au Directeur de
l'Institut français de gouvernement des entreprises, de nous ouvrir à une réflexion
plus profonde et, comme toujours dans notre revue, bien au-delà des schémas
étriqués de la pensée à la mode. Dans l'éditorial du dernier numéro de 2008,
« Consumatum est », nous placions comme première finalité de cette année
2009, « une vaste réflexion managériale » pour replacer l'économie et la gestion
dans une perspective intellectuelle re-créatrice. Parler de « Caritas in veritate »,
comme le fait, Pierre-Yves GOMEZ, va au-delà de mes espérances initiales et je
ne peux que l'en remercier tout particulièrement. Comme notre éditorialiste l'écrit,
l'encyclique du pape Benoît XVI, reprend « ce réalisme chrétien (qui) sera sans
doute particulièrement apprécié des gestionnaires qui savent combien l'action
humaine et sa gestion ne peuvent se réduire à des recettes idéologiques fixant soit
à l'Etat, soit au marché, soit même à l'entreprise un rôle exclusif ». Elle place aux
oubliettes de l'Histoire, la célèbre formule de Joseph Staline : « Le Pape combien
de divisions ? » et donne toute son actualité au plaidoyer du Président américain
Barack Obama, en Afrique sur « le leader-ship moral qui est plus puissant que
n'importe quelle arme » en reprenant l'idée d'un des plus grands connaisseurs en
la matière, Napoléon qui, devant la ténacité du chétif Pie VII reconnaissait qu'« Il
n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : (et qu'à) à la longue, le
sabre est toujours vaincu par l'esprit »
« In these times of intellectual austerity, there cannot be enough praise
for such remarkable effort. » These were the words, justly used by Pierre-Yves GOMEZ, whom I had asked to write, ending the editorial for the
summer 2009 double edition, entitled « The Pope and the Administrator :
Why you should read the encyclical letter Caritas in veritate ». In fact,
what more beautiful introduction could there be to the dossier of 19
articles on « managerial innovations » than to ask the Director of the
Institut français de gouvernement des enterprises (French Institute of
Corporate Governance) to open us up to deeper reflection and, as always
in our review, reflection beyond the narrow path of popular thinking. In the
editorial of the last edition of 2008, « Consumatum est », we made it our
first resolution of 2009 to undertake « widespread managerial reflection »
to bring economy and management back to the forefront of re-creative
intellectual perspectives. Referring to « Caritas in veritate », as Pierre-Yves
GOMEZ does, far exceeded my initial expectations and I can only give him
my most sincere thanks. As our editorialist wrote, the encyclical letter of
Pope Benedict XVI, recaptures « this Christian realism (which) will without
doubt be particularly appreciated by administrators who know that human
activity and its management cannot be reduced to ideological formulae
that give either State, or market, or even business an exclusive role. » It
banishes to the history books, Joseph Staline's famous expression : « The
Pope ? How many divisions has he got ? » and gives all the more relevance
to the American President's speech in Africa on « moral leadership which
is more powerful than any weapon » by taking up the idea of one of the
greatest experts in the field : Napoléon. When faced with the tenacity of
Pope Pious VII, Napoléon recognised that « There are only two forces in the
world, the sword and the spirit : (and) in the long run, the sword will always
be conquered by the spirit. »
« En estos tiempos de hambruna intelectual, no se puede dejar de
aplaudir un esfuerzo tan notable », estas son las palabras con las que
muy justamente Pierre-Yves GOMEZ, a quien he pedido que lo redactara,
acaba el editorial de este número doble del verano 2009, titulado « El
Papa y el gestor. Por qué hay que leer la encíclica Caritas in veritate ». En efecto, qué mejor introducción al dossier formado por 19 artículos relativos
a las « innovaciones gerenciales » que pedirle al Director del ‘Institut
français de gouvernement des entreprises' (Instituto francés de gobierno
de las empresas) que nos abriera a una reflexión más profunda y, como
siempre en nuestra revista, mucho más allá de los esquemas reducidos
del pensamiento de moda. En el editorial del último número de 2008,
« Consumatum est », exponíamos como primera finalidad para este año
2009 « una amplia reflexión gerencial » para recolocar la economía y la
gestión en una perspectiva intelectual re-creadora. Hablar de « Caritas in
veritate », como lo hace Pierre-Yves GOMEZ, va más allá de mis esperanzas
iniciales y, yo, sólo puedo darle las gracias de forma muy particular. Tal
y como lo escribe nuestra editorialista, la encíclica del Papa Benedicto
XVI retoma « ese realismo cristiano (que) será sin duda especialmente
apreciado por parte de los gestores que saben hasta qué punto la acción
humana y su gestión no pueden limitarse a unas recetas ideológicas que
confieren ya sea al Estado, ya al mercado e incluso hasta a la empresa,
un papel exclusivo ». Pues la misma coloca en los olvidos de la Historia
la célebre fórmula de José Stalin : « ¿Cuántas divisiones tiene el Papa ? »
y devuelve toda su actualidad a la defensa hecha por el presidente
norteamericano Barack Obama, en África al decir que « el liderazgo moral
es más poderoso que cualquier arma », retomando la idea de uno de los
mayores conocedores en la materia : Napoleón, quien ante la tenacidad del
débil Pío VII reconocía que « No hay más que dos poderes en el mundo,
el sable y el espíritu : (y que) a la larga, el sable siempre es vencido por
el espíritu »
© La revue des Sciences de Gestion, direction et gestion des entreprises, la revue "Direction et gestion" des entreprises 2009


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